Eric BOISSET

Nom : BOISSET

Prénom : Éric

Né le : 8 novembre 1965

Ouvrages de l'auteur sur le site : 4

" Interview :" 

Des livres et vous : "Qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture ? Que faisiez-vous avant d’être écrivain ?"

 

Auteur : - Mes biographies indiquent que j’ai été successivement rempailleur de chaises, montreur d’ours et dresseur de singes tadjiks. La vérité est ailleurs, mais j’ignore où.

 

Des livres et vous : "Quels genres aimez-vous lire ?"

 

Auteur : - Les autobiographies, mais pas celles des footballeurs (qu’ils écrivent avec les pieds d’autrui à ce qu’il paraît). Je pense à Rousseau, Stendhal, Cavanna, Bukowski. Le roman autobiographique, pour être exact. Mais aussi la correspondance, notamment celle de Flaubert et les journaux intimes.

 

Des livres et vous : "En tant que lecteur, quel roman a marqué votre adolescence ? Quel roman jeunesse conseilleriez-vous aux internautes ?"

Auteur : - Adolescent, j’ai eu de nombreux coups de cœur littéraires. S’il fallait en citer un, je dirais « Pour qui sonne le glas », d’Ernest Hemingway. Aux jeunes lecteurs, je conseillerais « À la croisée des mondes », de Philip Pullman, admirable à tous points de vue.                          

                             

Des livres et vous : "Vos livres sont-ils tous destinés à un public d’adolescents ? Pourquoi vous adresser à ce type de public ?"

 

Auteur : - Je ne me pose pas vraiment la question du lectorat quand j’écris. J’essaie de rendre mon histoire captivante, c’est tout (mais c’est déjà énorme et je n’y arrive pas toujours). Aucun de mes livres n’a été écrit pour cibler un public particulier. J’ai toujours le naïf espoir de séduire les lecteurs de 7 à 77 ans (en dessous ou au dessus, il faut concevoir des livres plastifiés, car ils bavent dessus).

 

Des livres et vous : "Quelles difficultés rencontrez-vous dans la rédaction d’un roman ? Combien de temps mettez-vous entre la naissance d’un roman et son point final ?"

 

Auteur : - La principale difficulté à laquelle je me heurte lorsque j’écris, c’est la formulation. Tout arrive en désordre, les idées, les ambiances, les mots. Il me faut déployer des trésors de patience et d’astuce pour arriver à me faire comprendre. D’ailleurs, je m’aperçois que même ma réponse à votre question n’est pas claire. Reprenons du début…

Il me faut environ quatre mois pour écrire un roman. C’est un chiffre moyen car j’ai écrit « Le grimoire d’Arkandias » en deux mois et demi et « Les guetteurs d’Azulis » en huit ! Rapporté au nombre de pages, c’est malgré tout cohérent (Les guetteurs sont un très gros roman).

 

Des livres et vous : "Où et quand écrivez-vous généralement ?"

 

 

Auteur : - Le soir, de 9h à minuit, dans une pièce entièrement décorée de capsules de bière. Trois heures sur mon ordi, c’est un maximum. Ensuite, ma pensée dérape… Je n’observe pas de rituel particulier, excepté celui de tresser un scoubidou de la main gauche tout en tapant les premières pages de la droite.

 

 

Des livres et vous : "Comment vous sentez-vous lors de la publication d’un livre ?"

 

Auteur : - Frétillant d’allégresse et mortifié de honte à la fois, enfin alternativement, selon que je tombe sur un passage réussi ou sur quelque chose de moins bon en feuilletant le petit dernier. Je finis invariablement par boucler ce ratage dans un tiroir en me disant que si j’ai encore manqué mon coup, le prochain roman sera un chef d’œuvre. À défaut de lucidité, je ne manque pas d’espoir…

 

Des livres et vous : "Des infos sur votre prochain roman ?"

 

 

Auteur : - Une histoire touffue qui compte de nombreux personnages, des mondes inconnus et des rebondissements en cascade. Une saga de Fantasy, pour tout dire, genre auquel je ne me suis encore jamais frotté.